Messages les plus consultés

dimanche 27 février 2011

Trois personnes tuées dans des affrontements à Tunis

Les manifestants continue de protester contre la présence de caciques de l'ancien régime dans le nouveau gouvernement.Lire la suite l'article
Trois personnes sont mortes samedi à Tunis dans des affrontements entre les forces de sécurité tunisiennes et de jeunes émeutiers, a déclaré un responsable du ministère de l'Intérieur. D'après ce responsable, qui a requis l'anonymat, 12 autres personnes ont été blessées dans ces heurts provoqués selon lui par des partisans du président déchu Zine ben Ali. Ce responsable a fait état d'une centaine d'arrestations. "Ceux qui ont été arrêtés ont reconnu avoir été poussés par d'anciens responsables de l'ère Ben Ali", a-t-il dit. "D'autres ont dit avoir été payés pour faire ça."
Dans l'après-midi, un correspondant de Reuters a vu l'armée tunisienne tirer en l'air et faire usage de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser des dizaines de jeunes gens qui brisaient des vitrines dans le centre de la capitale. Ces incidents, qui ont eu lieu à la station Barcelone, font suite à la grande manifestation de vendredi dirigée contre la composition du gouvernement de transition, qui a promis des élections d'ici mi-juillet.
Ses détracteurs lui reprochent de renfermer trop de caciques de l'ancien régime, notamment le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, en place depuis 1999, et de ne pas assurer une sécurité suffisante. La révolution tunisienne qui a renversé Zine ben Ali le 14 janvier a inspiré des soulèvements populaires dans de nombreux autres pays arabes.

Troisième démission d'un gouverneur en Irak

Plombé par ses médiocres résultats en matière d'amélioration des services publics, le gouverneur de Babylone, au sud de Bagdad, Salman al-Zargani, a annoncé dimanche 27 février sa démission. 'J'ai décidé de démissionner en raison (...)des problèmes techniques qui empêchent de mener à bien des projets, notamment la construction de routes et de ponts', a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. 'Il existe aussi un manque d'harmonie avec les conseillers provinciaux', a-t-il également admis.Lire la suite l'article
Cela faisait six mois que le conseil provincial réclamait son départ, lui reprochant sa lenteur dans l'exécution des projets et dans la lutte contre la corruption. Il s'agit du troisième gouverneur élu en 2009 sur la liste de 'l'Etat de droit' du premier ministre Nouri al-Maliki, à quitter ses fonctions depuis début février, quand ont commencé les manifestations contre l'absence de services de base - comme l'électricité et l'eau potable - et la corruption.
Les gouverneurs de Wassit et Bassora ont déjà annoncé qu'ils quittaient leurs fonctions à la suite de manifestations extrêmement violentes, toujours sur les problèmes d'accès aux services publics.
NOUVEL APPEL À MANIFESTER
Un appel a été lancé pour de nouvelles manifestations vendredi à travers l'Irak pour exprimer la déception des électeurs près d'un an jour pour jour après les législatives du 7 mars et rendre hommage aux 18 manifestants tués la semaine dernière.  'Bonjour les affamés d'Irak. Pour le premier anniversaire des élections, vous et nous serons au rendez-vous du 'vendredi du regret', pour avoir élu des députés qui ne servent pas l'Irak et ne répondent pas au désir des Irakiens', affirme un message publié sur le site Djiaa ('les affamés').
Le gouvernement a été convoqué dimanche pour une réunion exceptionnelle visant à établir un plan de mobilisation sur les services publics, dont l'absence est dénoncée par les manifestants, a affirmé samedi le porte-parole Ali al-Dabbagh, cité par la télévision publique.

Le président du Yémen dénonce un 'complot' contre l'unité du pays

Confronté à une contestation grandissante dans la rue, le président yéménite Ali Abdallah Saleh, a évoqué un 'complot' contre l'unité de son pays et juré de défendre le 'régime républicain' dans un discours devant les commandants de l'armée et des forces de sécurité, rapportent dimanche 27 février les médias de Sanaa.Lire la suite l'article

'
Notre nation passe depuis quatre ans par des difficultés énormes (...) et nous essayons d'y faire face par des moyens démocratiques et par le dialogue avec tous les leaders politiques, mais en vain', a déclaré le président samedi 26 février dans la soirée devant les chefs des forces armées et des unités de sécurité. 'Il y a un complot contre l'unité et l'intégrité territoriale de la république yéménite et nous, au sein des forces armées, nous avons prêté serment de préserver le régime républicain, l'unité et l'intégrité territoriale du Yémen jusqu'à la dernière goutte de notre sang', a-t-il ajouté.
La contestation, lancée le 27 janvier, souvent réprimée dans le sang, vient s'ajouter aux difficultés du Yémen, pays pauvre et tribal de la péninsule arabique. Le pouvoir du président Saleh est ouvertement contesté par Al-Qaida, bien implanté dans le sud-est du pays, les séparatistes qui veulent rétablir un Etat indépendant dans le Sud et une rébellion de zaïdites (chiites) dans le Nord. En outre, l'opposition parlementaire a fini par se rallier au mouvement de protestation, de même que les chefs de puissantes tribus. Au sein même de son parti, le Congrès populaire général, les défections se font de plus en plus nombreuses à mesure que se développe la contestation.
Dans son discours devant les chefs militaires et policiers, le président Saleh a accusé l'opposition de ne pas prendre au sérieux son offre de dialogue, les sudistes de vouloir 'diviser le Yémen' et les rebelles nordistes de chercher à rétablir l'imamat, le système royal aboli en 1962. Le chef de l'Etat a réuni ses chefs militaires et sécuritaires au lendemain d'une journée sanglante à Aden, qui a vu l'armée pourchasser les contestataires de nuit dans les rues de la ville, faisant au moins quatre tués, selon des sources médicales.
Ce bilan a été contesté par le ministère de la Défense à Sanaa, qui a évoqué trois morts, dont un soldat, et nié que les forces de l'ordre aient tiré sur les manifestants. Le ministère a attribué les violences à des 'séparatistes'.

Libye : la France suspend ses activités diplomatiques

Le personnel de l'ambassade, y compris l'ambassadeur, a été évacué par un vol spécial de l'armée de l'air. De nouveaux affrontements ont samedi eu lieu à l'est de Tripoli.Lire la suite l'article
22h50 : Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit pour la deuxième journée consécutive pour tenter d'imposer des sanctions sévères au régime libyen du colonel Mouammar Kadhafi.
Le projet de résolution prévoit un arsenal de sanctions dont un embargo sur la vente d'armes à la Libye , une interdiction de voyages pour le colonel Kadhafi et un gel de ses avoirs . Sa famille, des ministres et des responsables militaires sont aussi sur la liste. Le projet relève aussi que «les attaques systématiques qui ont lieu actuellement en Libye contre la population civile pourraient être équivalents à des crimes contre l'humanité ». De ce fait, selon le texte, le Conseil «décide de déférer la situation en Libye depuis le 15 février 2011 au procureur de la Cour pénale internationale » et demande à la Libye de coopérer pleinement avec la Cour.
22h18François Fillon et son homologue canadien Stephen Harper ont appelé les autorités libyennes «à mettre fin sans délai à la violence». Dans un communiqué rendu public par le cabinet de François Fillon, il est précisé que celui-ci «s'est entretenu aujourd'hui par téléphone avec Stephen Harper, à l'initiative de ce dernier, au sujet de la crise libyenne». «La France et leCanada appellent une nouvelle fois instamment les autorités libyennes à mettre fin sans délai à la violence, à respecter les droits de l'homme et à garantir le libre accès à l'aide humanitaire».
22h05Barack Obama a déclaré que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi devait «partir maintenant» car il avait perdu la légitimité pour rester au pouvoir, selon un communiqué de la Maison Blanche.
21h26 : L'ancien ministre libyen de la Justice Moustafa Mohamed Aboud Adjleïl aurait dirigé la formation d'un gouvernement provisoire , basé à Benghazi, dans l... lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Libye: l'ONU saisit la Cour pénale internationale

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une résolution imposant des sanctions sévères au colonel Mouammar Kadhafi, à sa famille et à des proches du régime.Lire la suite l'article
Parmi ces sanctions adoptées par les quinze Etats membres, figurent notamment un embargo sur la vente d'armes et de matériels connexes à la Libye et une interdiction de voyager sur le sol des Etats membres concernant seize personnes, dont Mouammar Kadhafi, sept fils et sa fille et des personnes intimement liées au régime.
Par cette résolution, les membres du Conseil de sécurité considèrent que «les attaques systématiques» contre la population civile en Libye actuellement menées «peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité».
Le Conseil de sécurité a décidé de transférer au procureur à la Cour pénale internationale (CPI) «la situation en Libye depuis le 15 février» et demande aux autorités libyennes de «coopérer pleinement» avec le tribunal.
Les membres du Conseil demandent en outre la fin immédiate des violences et que des mesures soient prises pour répondre aux aspirations légitimes du peuple libyen. Il exhorte les autorités libyennes à agir «avec la plus grande retenue», à «assurer la sécurité de tous les étrangers», à «assurer le passage sûr des fournitures humanitaires et médicales» et à «lever immédiatement toutes les restrictions sur toutes les formes de médias».
Les Etats membres ont enfin décidé d'imposer un gel des avoirs financiers concernant le colonel Kadhafi, quatre de ses fils et un proche du régime.

jeudi 24 février 2011

Difficultés liées à la réalisation de la Lépi:L’opposition au banc des accusés


Questionner l’histoire afin de mieux situer les responsabilités. C’est à cet exercice que s’est livré le Creuset de réflexion des jeunes pour le Bénin de demain (Crjbd). Pour ses responsables, l’opposition a été à l’origine et continue de peser fortement dans la situation de blocage qui prévaut actuellement. Ils l’ont fait savoir à l’occasion d’une sortie effectuée hier mercredi 23 février à la Maison des médias.

Les jeunes du Crjbd retiennent à travers l’attitude des leaders de l’opposition une volonté constamment affichée de saper le processus électoral en cours. A travers un historique sommaire de l’actualité politique, ils ont dans une démarche chronologique, retracé les agissements de l’opposition ayant concouru à la situation de crise actuelle. Pour eux, la raison essentielle des divergences notées actuellement aura été l’utilisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) pour les prochaines échéances électorales. Hostiles selon eux à l’usage de cette liste dès les toutes premières heures de sa réalisation, les leaders et autres responsables de partis de l’opposition ont continuellement utilisé la voie du boycott et du dilatoire pour saper son évolution normale. Ils en veulent pour preuve les lois abrogatoires introduites par eux et cassées à plusieurs reprises par la Haute juridiction, les appels au boycott des opérations d’enregistrement, les « prétendus dysfonctionnements » soulevés à tour de bras tout le long du processus et la dernière en date, le blocage de la procédure de désignation des membres des Commissions électorales communales (Cec) et d’arrondissement(Cea). Par rapport à ce dernier point, Godfroy Sodjinou, l’un des membres du creuset trouve que l’Union fait la Nation et la Coalition Abt ont franchi les limites du raisonnable en choisissant de s’opposer à la décision de la Cour constitutionnelle relative à la désignation de deux secrétaires parlementaires ad’hoc. Cette attitude des partis de l’opposition dissipe selon lui, tout doute sur leur volonté de ralentir le processus. Elle s’est aggravée par les récentes échauffourées à l’Assemblée nationale et la marche de ceux-ci sur la Cour constitutionnelle. « Alors qu’on continue de s’interroger sur les réelles motivations des députés de l’Un et de la coalition Abt de désigner les représentants des démembrements de la Cena, ils ont encore poussé leur témérité en s‘opposant à la décision de la Cour constitutionnelle. Toujours insatisfaite par cette mise en scène scabreuse, la majorité parlementaire après le spectacle au Parlement, a cru devoir marcher sur la Cour constitutionnelle », a-t-il déclaré. Tout ceci contraste selon l’intervenant avec les exigences faites par ces mêmes leaders de l’opposition de respecter la date du 06 avril, date à laquelle sera investi le président de la République. « Ayant travaillé tout le temps à retarder l’effectivité de la Lépi, très actifs pour empêcher la désignation des membres de la Cena même au prix de la violation des décisions de la Cour constitutionnelle, les députés de l’opposition dont certains sont candidats demandent dans le même temps le respect de la date butoir du 06 avril », ont-il déclaré. La logique des partis de l’opposition est selon eux mue par le seul dessein d’empêcher la réalisation de la Lépi. Ce qui donnerait droit à l’usage des anciennes méthodes. Cette guerre est selon eux perdue d’avance en ce qu’elle fait obstacle aux dispositions de l’article 4 de la loi 2010-33 du 3 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en république du Bénin. Tout en félicitant la Commission politique de supervision (Cps) pour le travail abattu, le Crjbd encourage les membres de la Cena à œuvrer pour un heureux aboutissement du processus. Il appelle les partis de l’opposition au respect des textes en l’occurrence des dispositions de la Cour constitutionnelle. Il déplore tout de même les dérives notées au cours de la campagne et appelle la Haac à poursuivre la destruction des affiches de l’Un allant à l’en contre des textes en vigueur. Tout ceci y va selon eux de la préservation d’un climat de paix. « Nous invitons les populations à ne pas vendre, ni perdre leur récépissé, car sans ceci ils ne peuvent obtenir leur carte d’électeur », ont-ils ajouté.

Les jeunes de l’Union fait la Nation face à la presse :Trois institutions de la République dans l’œil du cyclone



Les errements de trois institutions de la République ont été dénoncés hier au siège de campagne du candidat Adrien Houngbédji. Le Parlement, l’Exécutif et la Cour constitutionnelle ont été cités par les jeunes de l’Union fait la Nation « comme auteurs de la violation des principes démocratiques ».

La Coordination des jeunes de la coalition politique de l’Union fait la Nation est monté au créneau le mercredi 23 février 2011 au siège de campagne du candidat Adrien Houngbédji à Cotonou. Par la voix de leur président, Cyprien Koboudé, les jeunes de l’Un invitent leurs pairs des obédiences politiques à se joindre à eux pour faire bloc contre l’exclusion de plus de 1,3 million de Béninois du scrutin du dimanche 6 mars 2011 pour faute d’une Liste électorale permanente informatisées (Lepi) fiable. A l’origine de cette grise mine, des comportements posés par le Parlement, le Gouvernement et la Cour constitutionnelle. Il s’agit de l’obstination du président de l’Assemblée nationale Mathurin Coffi Nago, « à ouvrir une plénière et lire une communication lui-même en l’absence des deux secrétaires parlementaires », contraire au règlement intérieur de cette institution, de la destruction des affiches du candidat Adrien Houngbédji dans la ville de Cotonou et de la violation des libertés de manifestations par les forces armées publiques. « Le dimanche 19 Février 2011, quelques heures seulement après une messe pour la paix organisée par le clergé catholique, le pouvoir dit du ‘’Changement’’, aidé par des hommes en uniforme… se sont livré à des actes de vandalisme, en détruisant nuitamment une partie des affiches du candidat de l’Union fait la nation, Me Adrien Houngbédji », a dénoncé le conférencier. « 24 heures plus tard, des populations inoffensives, marchant à mains nues pour réclamer leur droit de vote ont été molestées, gazées et violentées sans ménagement par des forces aux ordres d’un gouvernement… » poursuit-il. Cyprien Koboudé qualifie ces comportements d’arbitraires et en appelle à la vigilance civique des Béninois et de la communauté internationale, afin que soit établi au Bénin, le droit constitutionnel.